jeudi 24 décembre 2015

Chapitre 6 : Frayeur !


(précédemment)

  Le banquier n'eut pas le temps de répondre, on entendait les sirènes de la police et des pompiers. Les clients poussaient un soupire de soulagement, mais sans être pessimiste, je préférais me dire que nous n'étions pas encore sortis de là. Les braqueurs commençaient à paniquer à leur tour, puis l'un d'eux vint me voir. Je tremblais, j'avais peur, que voulait-il ? Est-ce que j'allais vivre mes derniers instants ?
Il me dit alors d'une voix malicieuse et plutôt effrayante : « Tu as l'air bien calme jeune fille, on va te prendre comme marchandise pour sortir d'ici, si tu es sage on ne te fera aucun mal, mais je ne promets rien.». Au moment où il finit sa phrase, on entendit un grand bruit aiguë qui ressemblait à celui d'un éclatement d'un verre, cela venait de l'étage. Le braqueur me leva brutalement et pointa son pistolet sur ma tempe. Les autres braqueurs prirent l'argent à toute vitesse, puis on s'avança vers la sortie. 
   Un des clients qui me semblait terrifié mais courageux se leva et tenta de faire basculer un braqueur qui se nommait apparemment « Phil », celui-ci était chargé de surveiller les portes. Comme je le disais le client était courageux, mais pas de taille car ce « Phil » l'arrêta net et le roua de coup au sol. L'homme qui avait toujours le pistolet sur ma tempe dit à Phil de manière ronchonne : « Arrêtes ça, on a pas le temps pour tes conneries, on s'en va ». Phil rumina dans sa barbe puis s'exécuta.
   J'avais peur, je sentais la pression du pistolet sur moi, et je pensais à ma famille. Je ne pensais qu'à eux, au sourire de ma maman, au regard toujours gentil de mon père, à la douce voix de ma grand-mère, les câlins de mon papi et à tous les plus beaux moments passés avec eux. Je me souviens d'un jour où nous étions tous partis faire un pique-nique près du lac non loin de chez moi. Il faisait bon, c'était au printemps et il n'y avait presque personne sur le lieu. Mamie avait préparé un délicieux taboulé et des petits gâteaux sablés. Elle et mon grand-père se chamaillaient comme à leur habitude, mon père, voulant leur faire comprendre qu'il fallait cesser, leur jeta des grains de semoule dessus. Tout le monde rigolait et l'après-midi avec eux était parfaite.
   Perdu dans mes pensées, je ne m'étais pas rendue compte des larmes qui coulaient sur mes joues rouges. Je fus brusquement de retour à la réalité, tout se passait si vite. En une fraction de seconde, des hommes armés et vêtus de noir avec le visage caché étaient arrivés, descendant des escaliers. Ils neutralisèrent immédiatement tous les braqueurs, sauf celui qui pointait encore son arme sur moi.
   L'un d'eux lui ordonna de lâcher le pistolet et de me laisser partir, « c'est fini pour toi » disait-il.
Tout devenait flou, mon cœur battait plus fort et je sentais que l'arme pointée sur moi tremblait de la main du braqueur. Je crois bien que pour le coup il était encore plus angoissé que je ne l'étais. Il devait certainement se demander quoi faire. Il jetait des coups d’œil à ces partenaires immobilisés au sol, il passait sa main dans ses cheveux, puis se frottait les yeux comme si ça allait l'aider à réfléchir. J'étais sûre d'une chose s'en était fini pour lui, il finirait en prison. La question était de savoir si s'en était fini pour moi aussi. Après quelques secondes de réflexion qui me parurent des heures, il lâcha enfin son arme et se mis à terre. Au même moment on vit entrer des agents de police. Je me demandais alors : si les policiers venaient juste d'entrer, qui était les personnes vêtues de noir qui nous avaient secouru. Ils n'avaient ni brassard ni aucun signe distinctif qui pourrait indiquer qui ils étaient.
   Une fois le dernier braqueur menotté, l'un de ces hommes me prit la main et m’emmena dans un des bureaux du même étage. Je ne comprenais pas ce qu'il se passait. En entrant dans la pièce peu éclairée, je me retournais avant que l'homme ferme la porte et vis que les clients sortaient de la banque. J'avais encore mille interrogations dans un silence de mort quand soudain, l'homme prit la parole : « Arina est-ce que tu vas bien ? ». Cette voix, je la reconnaissait très bien, j'étais tellement surprise que je ne répondis pas immédiatement. Encore plus de questions s'enchaînaient dans ma tête. C'était la voix de Thomas, j'en était certaine. Qu'est-ce que Thomas faisait ici, habillé comme ça, avec des armes blanches tombant de chaque côtés de ses hanches ?
   Après un petit silence je me décidais à parler : « Qu'... qu'est-ce que c'est que ce bordel ? » dis-je en bégayant. Il s'approcha de moi, enleva son espèce de cagoule et me fit un câlin en ajoutant d'une voix douce et sûr de lui : « J'ai deux ou trois choses à te raconter je crois ». Je ne disais pas un mot, j'étais trop étonnée par ce qu'il venait de se passer et par le fait que Thomas, mon ami d'enfance soit là devant moi. Il avait compris ma stupéfaction et décidait alors d'entamer la discussion :
« Je sais que tu dois te demander pourquoi je suis ici, habillé comme ça. Eh bien, c'est un peu compliqué alors il va falloir que tu m'écoutes attentivement pour que tu comprennes. » J’acquiesçai de la tête puis il poursuivit :
« En septembre, l'année où j'ai passé mon bac, il y a un an, comme tu le sais, je suis parti en voyage. Mais c'était en quelque sorte un voyage organisé, je ne suis pas parti pour me balader. J'ai parcouru l'Europe afin d'être...former.
- Je ne comprends pas ce que tu veux dire...
-Pour faire simple j'ai été engagé par une société de protection. Je ne peux pas trop t'en parler à vrai dire mais puisque tu as été témoin de notre intervention je tenais à ce que tu sois au courant et à ce que tu saches que tu seras toujours surveillée et protégée. »
   Au moment où j'allais lui demander qu'il m'explique le comment du pourquoi, il m'arrêtât et me dis de ne pas poser de question. Comment c'était possible de ne pas poser de question, je ne comprenais pas. Il a été « formé » et il protège des gens, pourquoi ne pas tout simplement faire parti de la police dans ce cas là ? Est-ce que ses parents savaient à propos de ce « voyage » et de ce qu'il fait. Il portait quand même sur lui des armes blanches, ce n'est pas rien. Même si je sais que Thomas est quelqu'un de censé avec un sens moral infaillible ça en reste quand même très dangereux. Mais je ne répondis pas et le suivais hors du bureau. Il me fit sortir de la banque et me laissa auprès des policiers m'ont ensuite interrogé.
   Après cela, mes parents très inquiets sont venus me chercher, vous n'imaginez pas l'état paniqué de ma mère. Elle n'arrêtait pas de me serrer dans ses bras si fort que je ne pouvais réellement presque plus respirer. Je ne disais rien, j'étais trop perturbée par cette journée. Et dire que ce matin j'avais juste décidé d'aller tranquillement faire les magasins, me changer les idées... Je n'avais qu'une chose en tête arrêter d'y penser et retourner chez moi, dans mon lit. Avant de partir j’allai vérifier si la femme du comptoir qui s'était pris une balle allait bien, le policier me dit qu'elle avait été prise en charge par les ambulanciers et qu'elle devrait guérir vite. Il me rassura aussi en me disant que les braqueurs allaient être jugés puis mis en prison.

   De retour dans ma maison, ma mère me prépara une soupe de pâtes au bouillon, elle sait que cela m'a toujours réconforté. Mais rien à faire, je n'arrêtais pas de penser à cette journée horrible et à Thomas...


Quelques mots sur le chapitre :

Je sais que certaines personnes attendent ce chapitre depuis un bon moment et bien le voici. J'espère qu'il n'y aura pas trop de déception après tant d'attente et de suspense. Je vous réserve encore beaucoup de surprise par la suite.
Avez vous ressenti les sensations d'Arina ? Pensez-vous qu'elle arrivera à surmonter cette journée ?Que pensez-vous de l'explication de Thomas ?

En tout cas j'espère que ça vous a plu, si c'est le cas je vous conseille de vous abonner à la Newsletter (c'est totalement gratuit) pour savoir dès qu'un nouveau chapitre est posté. Le prochain sera posté la semaine prochaine. D'ici là prenez patience et n'hésitez pas à me parler sur Twitter pour me donner votre avis (je suis très active en ce moment). Pour plus d'informations regardez juste à droite, et enfin pour voir les articles précédents faites tout simplement défiler la page ou regardez dans les onglets ci-dessus ! 
Merci à ma correctrice: Amélie ! 
J'en profite pour vous souhaiter un Joyeux Noël, profiter bien des vacances et des gens que vous aimez.
Merci d'avoir lu et à bientôt,
Chandra

samedi 31 octobre 2015

Chapitre spécial Halloween


Petite précision avant que vous ne commenciez à lire, le chapitre spécial Halloween se passe le jour d'Halloween (et oui !) donc une semaine après l'incident dans la banque. Ce ne sera donc pas la suite du chapitre 5, je vous laisse le suspense encore pour une semaine. Bonne lecture et je vous souhaite à tous un Halloween très effrayant !

Après ce qu'il s'était passé la semaine dernière, j'essayais de reprendre ma vie normalement en allant à la fête organisée par Pierre, un ami de classe. C'était un samedi après-midi plutôt froid et couvert. J'étais chez Léa depuis 14H, on écoutait des musiques et rigolait comme à notre habitude tout en se préparant pour la soirée. Léa avait opté pour un costume d'Harley Quinn (la fille amoureuse du Joker dans Batman) avec une tenue d'Arlequin rouge et noir. Son maquillage était assorti et ses longs cheveux blonds étaient attachés en deux couettes sur le côté. Quant à moi, toujours dans le thème de Batman j'avais choisi de me déguisée en Poison Ivy. Mes yeux bleus foncés étaient désormais cachés par des lentilles vertes et mes cheveux habituellement châtains étaient devenus rouges grâce au spray couleur de cheveux que m'avait appliqué Léa. Lorsqu'on fut prêtes, vers 19H30 on se fit déposer chez Pierre par la mère de Léa.
La maison de Pierre était magnifique, c'était la première fois que je venais ici. A l'extérieur, dans le jardin il y avait une grande piscine avec un plongeoir et des lumières qui changeaient de couleur. On voyait aussi un terrain de basket devant le garage, il ne m'avait pas l'air d'avoir beaucoup servi cela dit. On sonna à la porte, après quelques secondes, Pierre vint nous ouvrir. Il était habillé de...papier toilette enroulé autour de lui, cela formait une espèce de momie. Ce garçon a toujours des idées étranges... Il nous présenta son meilleur ami Hugo que nous n'avions jamais rencontré jusqu'à présent. C'était un grand brun déguisé en diable avec un veston rouge et un pantalon noir plutôt serré avec des cornes et un trident. En entrant dans le hall j'étais émerveillée, toute la maison était décorée spécialement pour Halloween. Il y avait des toiles d'araignée sur les meuble, des cerveaux dans des bocaux remplis d'un liquide vert, on voyait aussi des petits crânes posées un peu partout avec du sang autour.
On entendait une musique d'ambiance assez forte et certains invités dansaient. Au fond il y avait deux grands escaliers qui menaient à l'étage en se rejoignant. La maison de Pierre était très grande, dans le salon il y avait un baby-foot et un home cinéma. A mon avis, ses parents ne doivent pas avoir de problème d'argent. Pierre avait invité une trentaine de personnes, ils étaient tous très bien déguisés. Un garçon que je connaissais de vue était vêtu d'un costume de squelette, un autre était en Dracula, il y avait aussi un Doc Brown du film Retour vers le futur, et une fille déguisée en citrouille c'était un peu ridicule...
Après avoir dit bonjour à quelques personnes, j'entendis 21 GUNS du groupe Green Day, il s'agit d'une de mes musiques préférées. J'emmena alors Pierre au milieu du salon pour danser avec moi, laissant seuls Hugo et Léa qui avait l'air de bien s'entendre. Pendant que je dansais je m'aperçu que Léa avait entamé son deuxième verre de punch, j'espérais qu'elle n'aille pas trop vite avec l'alcool. Une fois la chanson terminée, j'allai la voir pour lui demander si elle allait bien, elle me répondis « Oui, ça va plus que bien ! » avec un sourire. Elle m'avait l'air un peu pompette, mais elle me me demanda de la laisser tranquille avec Hugo.
Au même moment je vis Loïc qui se servait à manger. Je décidai d'aller le voir pour savoir comment se passait ses vacances. Le costume de Loïc était assez chouette, c'était un zombie, il avait les vêtements déchirés et tâchés de sang. Je remarquais du maquillage sur son visage qui lui faisait un teint blafard, des cernes sous les yeux et il avait du sang autour de la bouche. Il me félicita pour la réussite de mon costume et il m'avoua être fan de l'univers de Batman. On parlait tranquillement près du buffet lorsqu'on vit Brooky le chien de Pierre courir après la citrouille de tout à l'heure, elle criait, la course se finit après quelques minutes quand la citrouille atterrie dans la piscine qui devait être glacée.
Après cette distraction je laissa Loïc et allai demander à Pierre où était passée Léa. Il me répondit qu'il l'avait vu monter à l'étage avec Hugo. Sans trop poser des questions je parti discuter avec le garçon déguisé en Dracula, Loïc et la fille citrouille tout en faisant une partie de baby-foot. Quelques temps après, Léa redescendit toute heureuse mais un peu bourrée à en croire sa démarche maladroite. Je n'osais pas lui poser de questions, je la fis asseoir sur le canapé pour qu'elle se repose. Lorsque j’allai dans la cuisine pour lui ramener un verre d'eau il y eut une coupe d'électricité. Les gens se sont mis à crier, certains couraient partout, le chien aboyait, et on entendait des bruits étranges de claquements de porte et de vent violent. Après quelques minutes de panique générale, la lumière fut à nouveau, Pierre apparût disant que c'était juste une petite blague et qu'il s'était bien marrer à nous faire peur.
Je me retournais et vis Léa qui ne se sentait vraiment pas bien, elle était sur le point de vomir, je l'ai amené alors au toilette. Pendant qu'elle décuvait elle m'avoua que lorsqu'elle était à l'étage avec Hugo, ils avaient couché ensemble. Elle me dit qu'elle regrettait puisqu'ils ne se connaissent pas et qu'elle était juste bourrée. Je restais sans voix, ça ne ressemble pas du tout à Léa de faire ça. Une fois que Léa ait vomi, je lui dis de se reposer sur le canapé, et on entendit Eliott le cousin de Pierre hurler que ce dernier avait disparu. Je me doutais que c'était encore une blague mais je décidais quand même de jouer le jeu.
Tout le monde se mis à le chercher un peu partout même dans la machine à laver (what?). Léa préféra rester allongée sur le canapé. Quant à moi j'accompagnais Loïc pour chercher dans la cave. Il n'y avait pas de lumière, on entendait des bruits curieux, comme des craquements. Au bout de 20 minutes de recherches, on commençait vraiment à s’inquiéter et certains pensaient même appeler la police. Au final Pierre réapparût en disant qu'il se sentait mal du coup il était allé s'allonger au fond de son jardin derrière une cabane pour être au calme, sans lumière ni musique. Il m'avait l'air triste et gêné, je ne sais pas pourquoi...

Nous avons dansé jusqu’à 3H du matin une fois que Léa se sentis mieux. Puis son père est venu nous chercher et j'ai dormi chez elle. Beaucoup d'émotions ce soir, mais c'était plutôt amusant et cela m'a changé les idées, j'en avais bien besoin par rapport à ce qu'il s'était passé...


Quelques mots sur le chapitre :

Voilà c'est tout pour ce chapitre spécial Halloween que j'ai bien aimé faire en collaboration avec mon ami David. Ce fut plaisant de mélanger les idées pour en faire une petite histoire d'une soirée. Ce chapitre est un peu comme un hors série, une petite pause dans l'histoire pour changer un peu de registre (quoi que vous n'êtes pas au bout de vous surprise avec la suite...). A vrai dire c'est la première fois que je fais un écrit qui se veut effrayant, à vous de me dire ce que ça donne. 
N'oubliez pas on se retrouve la semaine prochaine pour la suite attendue du chapitre 5 !

En tout cas j'espère que ça vous a plu, si c'est le cas je vous conseille de vous abonner à la Newsletter (c'est totalement gratuit) pour savoir dès qu'un nouveau chapitre est posté. Le prochain sera posté la semaine prochaine. D'ici là prenez patience et n'hésitez pas à me parler sur Twitter pour me donner votre avis (je suis très active en ce moment). Pour plus d'informations regardez juste à droite, et enfin pour voir les articles précédents faites tout simplement défiler la page ou regardez dans les onglets ci-dessus ! 

Merci d'avoir lu et à bientôt, Chandra.

dimanche 25 octobre 2015

Chapitre 5 : Au secours !


   Suite à ce qu'il s'était passé, Léa n’ayant pas assisté aux faits, s'attendait à ce que je lui raconte tous les détails. Il m'était difficile de me souvenir des mots exactes, puis je n'avais pas trop envie d'en reparler. C'était un incident que je souhaitais oublier, mais cette fille est têtue on y peut rien. Lorsque j’eus fini de lui expliquer, elle était devenue toute rouge de colère, avec un sourire nerveux sur ses lèvres maquillées d'un rouge foncé. On avait l'impression que ses yeux allaient lui sortir de la tête. Elle élevait alors la voix en ne cessant de répéter les mêmes choses : « Comment cette petite **** peut te parler comme ça ?! Heureusement que Loïc t'a défendu ! Non mais vraiment, si j'avais été là je lui aurais mis mon poing dans sa face de vieille meuf dégueulasse, elle aurait moins rit ! Non d'une cervelle de moineau la prochaine fois que je la vois elle va s'en prendre pas une mais douze ! ». J'essayais tant bien que mal de la calmer mais elle était partie sur sa lancée, je ne pouvais pas vraiment l'arrêter.
   Heureusement après sa petite crise, elle a changé de ton. Sans vraiment s'apaiser pour autant, elle insistait bien sur le fait que Loïc était un bon gars parce qu'il m'avait défendu et qu'il est mignon blablabla. Elle fangirlait tellement sur lui que s'en devenait ridicule. Mais cette fille me fait rire avec ses expressions sorties de nulle part et son caractère toujours stressée, je me sens toujours à l'aise avec Léa, je suis contente de l'avoir avec moi depuis 3 ans.
   Pour être honnête, ces derniers jours je me sens plutôt mal, mes proches m'énervent, je n'ai plus envie de rien. Juste être là dans mon lit toute seule avec un peu de musique, à réfléchir sur ce qu'il m'arrive. Ou alors à ne même pas réfléchir par moment, de peur d'en conclure quelque chose d'encore plus triste. Honnêtement actuellement je ne sais toujours pas ce qui ne va pas chez moi, peut-être la fatigue, peut-être l'envie de partir loin d'ici, le ras le bol de la routine ou bien le tout combiné, je ne sais pas. Je sais que j'ai peur, j'ai envie de retrouver cette envie de me lever le matin pour faire quelque chose qui m'intéresse, j'aimerais retrouver ma bonne humeur spontanée.
   On ne peut pas dire que je suis en dépression, je ne vais pas si mal que ça, mais disons que pour moi qui suis toujours de bonne humeur et avec le sourire cela est étonnant. En ce vendredi matin, il fallait quand même trouver la force de se lever, d'aller en cours. Après ça, un peu de shopping s'imposait. Passons ma journée de cours qui était très peu passionnante. Mise à part cette fille qui avait vomi en classe il y a quelques semaines l'a reproduit dans la cours cette fois-ci. Au moins on avait de l'air et pas la forte concentration d'odeur de la première fois. Enfin bref, à 15H30 les cours était finis, je pouvais donc aller faire quelques petites emplettes, qui sait, peut-être que ça me fera me sentir mieux.
   Avant d'aller faire des achats je devais passer à la banque retirer de l'argent, je quittais alors a place de mon lycée, je regardais les gens passer. Certains s'engueulaient, d'autres marchaient en chantant, mais mon regard s'attarda sur un groupe de 5 jeunes en face de la banque. Ils étaient habillés étrangement, l'un d'eux, le plus balaise avait une balafre qui partait du dessous de l’œil jusqu'au milieu de la joue. En voyant que je le regardais il me fixa à son tour, je détournais alors vite les yeux de cet individu. Un autre, plus petit transportait un sac de sport apparemment très lourd vu la difficulté qu'il avait à rester en équilibre. Il y avait quelque chose de très flippant dans leur comportement.
   Enfin bref, je devais me dépêcher pour prendre mon argent puis faire les boutiques avant qu'elles ne ferment. J'entrais alors dans la banque, c'était une petite banque où il y avait 2 personnes au distributeur et 2 autres personnes attendaient au guichet. J'allais attendre au guichet n'ayant pas de carte bancaire. Dans la pièce résonnait une petite musique d'attente dans le genre de celle des ascenseurs. C'était plutôt calme jusqu'au moment où ce même groupe de jeunes entra dans la banque. Il me fallut moins de temps pour comprendre ce qui allait se passer qu'eux pour braquer des armes sur nous. A ce moment là mon cœur battait vite, les questions s'enchaînaient dans ma tête. Quelle réaction devait-on avoir dans ce genre de situation ? Quelqu'un avait-il appelé la police ? Existait-il vraiment un bouton rouge derrière le guichet en cas d'urgence comme on voit dans les films. Et si oui la femme sur la chaise avait-elle actionné le bouton ? Au même moment où cette pensée traversa mon esprit l'un des jeunes tira un balle de pistolet sur la guichetière au niveau du haut du corps, mais impossible de savoir à quel endroit exactement la balle avait atterri. La guichetière s'écroula au sol en un fracas, les clients criaient et pleuraient face à cette horreur.
   Je m'assis par terre en position fœtale, les autres étaient allongés, plus près du sol qu'on ne peut l'être. Je ne disais rien, j'étais paralysée par la peur et je savais qu'il valait mieux faire profil bas. Trois des jeunes allaient à l'étage pour chercher les banquiers dans leurs bureaux. Ils descendirent tous avec des armes pointées dans leur dos. Le plus balaise du groupe demandait à l'un d'eux le code de la caisse située au guichet. Il avait une voix forte et plutôt effrayante, en rigolant il ajouta que la guichetière n'était pas vraiment en état de parler. Le banquier n'eut pas le temps de répondre, on entendait les sirènes de la police et des pompiers. Les clients poussaient un soupire de soulagement, mais sans être pessimiste, je préférais me dire que nous n'étions pas encore sorti. Les braqueurs commençaient à paniquer à leur tour, puis l'un d'eux vint me voir. Je tremblais, j'avais peur, que voulait-il ? Est-ce que j'allais vivre mes derniers instants ?

A suivre...


Quelques mots sur le chapitre :

Bonjour/bonsoir à tous, tout d'abord je souhaitais m'excuser pour ne pas avoir posté de chapitre durant 2 semaines. Mais pas d'inquiétude, je suis là maintenant à vous poster ce nouveau et cinquième chapitre qui est, on peut le dire, fort en émotions. Je trouve que ce chapitre est passionnant, on voit vraiment de l'action ça change un peu. D'ailleurs c'est une première pour moi je n'avais jamais écrit des textes avec de l'action jusqu'à présent. C'est pourtant, le fil directeur de cette histoire qui se forme petit à petit et que vous allez bientôt découvrir.

Quelques petites questions :

Que pensez vous qu'il va se passer ? La guichetière est-elle morte ?  La fille qui vomi, voulez-vous connaître son histoire ? 

En tout cas j'espère que ça vous a plu, si c'est le cas je vous conseille de vous abonner à la Newsletter (c'est totalement gratuit) pour savoir dès qu'un nouveau chapitre est posté. Le prochain sera posté la semaine prochaine. D'ici là prenez patience et n'hésitez pas à me parler sur Twitter pour me donner votre avis (je suis très active en ce moment). Pour plus d'informations regardez juste à droite, et enfin pour voir les articles précédents faites tout simplement défiler la page ou regardez dans les onglets ci-dessus ! 

Merci d'avoir lu et à bientôt, Chandra.

dimanche 4 octobre 2015

Chapitre 4 : Ma mésaventure


Ce lundi, j'attendais tranquillement mes amis dans la cours sur un banc en écoutant ma musique lorsqu'une fille que j'avais déjà vu au lycée vint m'aborder. Elle avait un regard sérieux et moqueur comme si elle préparait quelque chose. Elle me demanda alors si j'étais bien la fille qui était sortie pendant 2 ans avec lui... Son air m'exaspérait, elle se croyait au dessus de tout, au dessus de tout le monde. Un peu perturbée, je répondis un léger « oui c'est ça ». Je pensais qu'elle allait s'en aller et me laisser tranquille, mais non. Elle enchaîna avec un petit discours directement comme si elle l'avait appris par cœur : « Tu dois vraiment être une mauvaise copine pour qu'il t'est laissé tomber alors qu'il t'aimait, avec tous les cadeaux qu'il te faisait et les fleurs, il parlait souvent de toi. Mais tu dois vraiment être une salope pour qu'il ne veuille plus de toi. »
C'était trop pour moi, je sentais un mélange de colère et de tristesse monter en moi. Au moment où j'allais lui répondre d'aller gentiment se faire voir, Loïc lui répondit à ma place : « Tu te prends pour qui à lui parler ainsi ? De quel droit tu te permets de la juger et de juger une relation dont tu ne sais certainement rien. Sérieusement, regarde toi et regarde Arina. Elle est gentille, intelligente et adorable avec les gens. Elle ne mérite pas que qui que ce soit la traite ainsi. Toi, tu n'es qu'une fouteuse de merde qui n'a rien d'autre à faire que de faire chier les gens tellement ta vie est nulle. Alors maintenant tu tournes les talons et tu dégages ! ».
J'avais du mal à comprendre ce qu'il venait de se passer, je ne m'étais pas rendue compte que Loïc était juste à côté. Il avait tout entendu et m'avais défendu. Cela m'a vraiment étonnée parce que lui et moi n'avions jamais vraiment parler. Nos conversations n'allait pas plus loin que le « ça va » habituel. Je le connaissais d'une amie en commun depuis le début du lycée. Ce qu'il avait dit avait touché et apaisé, je n'avais plus envie de meurtre envers cette idiote. A présent il me regardait avec un air compatissant, je ne savais pas exactement quoi lui dire. Je me contentais d'un simple « merci » accompagné d'un petit sourire. Il me regarda avec insistance puis dit : « Oublie ce qu'elle t'a dit, je ne sais pas ce qu'il s'est passé entre ton ex et toi, mais personne ne peut remettre en cause que tu es quelqu'un de bien. »
Je me sentais à ce moment là proche de lui, je voulais lui dire tout ce qu'il ne savait pas, ce que personne ne savait. Je voulais lui dire à quel point j'avais souffert, à quel point les choses ne sont pas toujours comme elle paraissent. Les fleurs, les cadeaux, toutes ces choses superficielles ne remplacent pas la peine, cela ne fait que la muter pendant quelques heures. Qu'en est-il de ce qu'il m'a fait ? Les gens ne comprennent pas et j'ai peur de leur dire, j'ai peur d'avouer que tout n'était pas parfait. A l'époque j'étais trop fière et amoureuse pour me rendre compte de tout le mal qu'il me faisait. Et tous les efforts inutiles que je faisais pour lui... J'essayais juste de me convaincre que que c'était normal de pleurer et de souffrir, je me disais : c'est l'amour. Mais non ce n'est pas normal, toute cette peine n'aurait jamais due m'accompagner pendant 2 ans.
Maintenant je peux me l'avouer à moi même et peut-être aux personnes les plus proches de moi. Oui j'avais des petits cadeaux mignons et oui il me délivrait de l'attention lorsqu'on était en public. Mais en dehors de ça, quand on était que tout les deux ce cadre parfait n'existait plus. Il s'énervait sur moi sans arrêt et sans raison particulière. Tous les problèmes qu'il avait avec sa famille ou avec les cours retombaient sur moi. Il me reprochait même le fait d'être heureuse dans ma vie, avec ma famille, mes amis et mes bonnes notes. Selon moi, quelqu'un qui est censé t'aimer ne fait pas ça, il ne souhaite pas que tu sois aussi malheureuse que lui.
Évidemment comme tout le monde j'ai mes torts, je ne suis pas parfaite. Mais je ne pense pas mériter ce traitement là. Qui aurait pu supporter ça pendant 2 ans ? Je me rends compte aujourd'hui de toute la patience qu'il ma fallut pour encaisser, encaisser et ne rien dire la plupart du temps, juste pleurer... Voir nos « amis » en commun maintenant aller vers lui tout le temps et ne plus venir me voir me fait de la peine je dois l'avouer. Lorsque cela arrive dans ma tête je ne cesse de me répéter « Si seulement ils savaient ». Mais ils ne savent pas, et je ne veux pas m'épuiser à dire à qui veut l'entendre, la réalité des choses.

Je n'ai pas demandé de choisir un camp, lui si, et ils ont choisis, je n'y peux rien...

Quelques mots sur le chapitre :

C'est tout pour ce quatrième chapitre, j'ai bien aimé l'écrire je dois l'avouer, j'ai en quelque sorte vidé mon sac. Ah oui aussi, petit avertissement pour toutes les personnes qui me connaisse (moi Chandra), rassurez vous et ne commencez pas à paniquer (n'est-ce pas Chloé?), aucune fille n'est venue m'embêter.

Quelques petites questions :

Que pensez-vous de la fille ? Son comportement est-il normal ? Et Loïc, est-ce vraiment quelqu'un de bien ? Arina s'efface clairement, comment auriez-vous réagis ?

En tout cas j'espère que ça vous a plu, si c'est le cas je vous conseille de vous abonner à la Newsletter (c'est totalement gratuit) pour savoir dès qu'un nouveau chapitre est posté. Le prochain sera posté la semaine prochaine. D'ici là prenez patience et n'hésitez pas à me parler sur Twitter pour me donner votre avis (je suis très active en ce moment). Pour plus d'informations regardez juste à droite, et enfin pour voir les articles précédents faites tout simplement défiler la page ou regardez dans les onglets ci-dessus ! 

Merci d'avoir lu et à bientôt, Chandra.

dimanche 27 septembre 2015

Chapitre 3 : Premier jour du nouveau départ


Ce matin était une matinée comme les autres, en sortant de chez moi j'appréciais le calme et la solitude, au moment où le soleil n'est pas encore totalement levé. Je traverser la rue pour aller jusqu'à l'arrêt de bus et voir les petits escargots ramper groupés à cause de la pluie de la nuit m'émerveillait. J'étais tout simplement heureuse de marcher là, en écoutant l'album Help ! des Beatles, regardant autour de moi le paysage automnal et sentant l'humidité rafraîchir mon visage.
   La journée s'annonçait plutôt bien à vrai dire. J'avais cours jusqu'à 12:30 et j'allais ensuite retrouver un ami d'enfance que je n'avais pas revu depuis un an. Il avait décidé après sa terminale de prendre une année sabbatique et de voyager à travers l'Europe. J'avais hâte que Thomas me raconte ses aventures, et qu'il m'enlace. Arrivée au lycée, je dis bonjour à Léa ainsi qu'aux personnes de ma classe, rien de particulièrement intéressant. La matinée passa assez rapidement car en cours de littérature anglaise, une fille de ma classe (que j'apprécie passablement) a vomi dans la salle. De ce fait on est tous sorti 30 minutes avant la sonnerie.
   J'ai donc envoyé un message à Thomas pour le prévenir que je serai en avance au restaurant. Nous nous étions donnés rendez-vous dans une espèce de bar-restaurant toujours rempli de monde. C'était plutôt bruyant mais accompagné de musique jazz cela donnait une ambiance décontractée et familiale. On aimait souvent y aller Thomas et moi, avec nos parents pour fêter les anniversaires de l'un ou de l'autre. Bien sûr lorsque j'étais petite je fêtais mon anniversaire avec mes amis chez moi avec un petit goûté. Mais le fêter seulement avec Thomas c'était une tradition depuis que l'on se connaissait. Il était particulier pour moi, c'était mon meilleur ami, mon frère, on se comprenait. Je me rappelle lorsque l'on jouait à s'imaginer des mondes, ou à recréer des scènes de film comme Star Wars. Malheureusement, en grandissant on est devenu moins proche, je ne saurais pas bien l'exprimer mais les choses avaient changé. Et cette tradition d'anniversaire n'avait pas été respectée pour mes 17 ans il y a quelques mois...
   Perdue dans mes pensées devant le restaurant en l'attendant, je suis revenue à la réalité lorsque j'entendis mon téléphone sonner. C'était Thomas, il me prévenait qu'il était en avance et qu'il allait aussi arriver au restaurant. Sa voix au téléphone avait changé, il avait l'air d'être plus sûr de lui, c'était assez curieux. Quelques minutes après son appel il était là, les cheveux ébouriffés par le vent, le sourire aux lèvres et l'allure confiante. Je me suis alors approchée vers lui et dès que l'on fut assez proche il me fit un câlin. Ce fut spontané et complètement adorable, je ne voulais pas y mettre fin mais mon estomac par contre, avait décidé qu'il était temps de manger. On entra alors dans la salle du restaurant, la serveuse nous dirigea vers une table où l'on s'assit face à face. Il ne cessait de me regarder, ses yeux couleur ambre étaient envoûtants. J'étais plutôt mal à l'aise à cet instant précis, je ne savais pas par où commencer, quelle question lui poser, ou peut-être devait-on d'abord regarder le menu pour commander ? J'étais anxieuse alors que je ne devais pas l'être. Il mis fin à ce malaise en me demandant si j'allais bien, et si les cours s'étaient bien passé. C'est ainsi que la conversation fut lancée, après ça, lui parler aisément redevenait quelque chose de familier.
   Il me demanda ce que j'avais de nouveau à raconter, mais que répondre à ça ? Je ne savais pas par quoi commencer, il s'en ai passé des choses en un an évidemment. Mais je n'avais pas envie de faire un monologue. J'ai pensé qu'il serait préférable d'évoquer quelques trucs dans l'après-midi, au lieu de tout déballer comme ça avant le repas. Je me débarrassa ainsi de la question en lui rétorquant sa question. C'était à son tour d'être gêné, il semblait qu'il y avait certains sujets à éviter qui se bousculaient dans sa tête. Il négligea la question en me demandant ce que j'allais commander.
   Quelques minutes plus tard la serveuse pris nos commandes, et comme à son habitude, il ne pu s'empêcher de critiquer les gens qui commandaient de la viande (ce que je n'avais pas fait par respect pour lui). Les conversations se suivaient et lui et moi redevenions proches à nouveau, comme lorsque l'on avait 6 ans. Je le regardais sourire, parler de ses voyages notamment celui en Angleterre où il avait mangé de la gelée au concombre et chocolat (j'ose même pas imaginer le goût). Il me faisait rire, je voulais le prendre dans mes bras encore une fois, j'avais l'impression que cela faisait des années que je ne l'avais pas vu. Il est clair qu'il m'avait manqué. 
   Au moment du dessert il me raconta une histoire d’agression en Moldavie et on plaisanta sur le fait que je ne savais pas me battre. Je lui ai raconté par la même occasion mon agression dans la rue d'il y a quelques jours. Des gars en voiture s'étaient arrêtés pour me demander mon numéro de téléphone. Ne voulant pas leur donner ils commençaient à s'approchaient dangereusement de moi. Mais heureusement à ce moment là un ami du lycée arriva et ils partirent en râlant. Choqué par ce que je venais de lui raconter, Thomas me trouva chanceuse que mon ami soit intervenu et il me fit un proposition particulière. Il me demanda si je voulais apprendre à me battre pour me défendre. Je n'y avais jamais réfléchi, mais cela peut être une bonne chose. Connaître quelques bases en self-défense me ferait sentir plus en sécurité. Puis cela me permettrait de me défouler un peu de tout le stress du lycée.
   La journée passa si vite, on alla se balader dans un parc puis il me raccompagna chez moi. Je me sentais bien, j'étais heureuse, j'avais retrouvé mon ami, c'était comme avant. Et j'avais un objectif de plus dans ma vie (le BAC en était déjà un), j'allais apprendre à me battre. Dans ma tête je m'imaginais déjà faire des acrobaties dans le genre des films mais bon il ne faut pas rêver non plus. Une chose était sûre, mon nouveau départ prenait forme.


Quelques mots sur le chapitre :

   C'est tout pour ce troisième chapitre qui est plus long que les précédents, il ne se passe pas grand chose je sais. Mais c'est le début de l'histoire donc il faut bien quelques chapitres sans action pour que j'installe et démarque tous les personnages qui sont prévus. C'est un chapitre plutôt tranquille mais que j'ai beaucoup aimé l'écrire. J'espère que vous ne le trouvez pas trop ennuyeux quand même et que vous avez hâte de lire la suite ! Petit scoop: un chapitre spécial Halloween est envisageable !

Quelques petites questions :

(C'est plutôt amusant pour moi lorsque les lecteurs me disent leur hypothèse sur l'histoire.)
Que pensez vous de Thomas ? Que pensez vous qu'il va arriver à Arina ? La fille qui vomie en classe, est-ce un passage de trop ?

En tout cas j'espère que ça vous a plu, si c'est le cas je vous conseille de vous abonner à la Newsletter (c'est totalement gratuit) pour savoir dès qu'un nouveau chapitre est posté. Le prochain sera posté la semaine prochaine. D'ici là prenez patience et n'hésitez pas à me parler sur Twitter pour me donner votre avis (je suis plus active le W.E en ce moment). Pour plus d'informations regardez juste à droite, et enfin pour voir les articles précédents faites tout simplement défiler la page ou regardez dans les onglets ci-dessus ! 

Merci d'avoir lu et à bientôt, Chandra.

samedi 19 septembre 2015

Chapitre 2 : On n'aurait jamais dû être ensemble



   J'ai beaucoup réfléchi et j'ai un aveu à faire... Dans ma tête désormais c'est comme s'il ne s'était rien passé, comme si tout ça n'avait pas exister. Cette relation, mes larmes, mes sentiments, lui... Peut-être est-ce parce que mon cœur avait décidé de placer ces 2 dernières années au fond de ma tête. Ou bien peut-être qu'en fait je savais déjà ce qui allait se passer. Comme si je m'y étais préparée avant que cela n'arrive, on dirait que je suis déjà passée par la phase d'acceptation. Et si j'avais juste eu peur d'affronter la vérité ? Si je savais depuis un moment que l'amour n'existait plus depuis longtemps mais que je ne voulais pas y faire face. D'un autre côté je me sens tellement coupable de passer si vite à autre chose, ça me paraît égoïste. Je suppose que je ne devrais pas m'en vouloir d'aller bien... C'est le flou total, tellement d'idées, de sentiments qui sont présents et se bousculent dans ma tête.
    Est-ce que j'ai vraiment était heureuse dans notre relation... Heureuse comme je le suis aujourd'hui je veux dire. Je n'arrive pas à me souvenir des bons moments, à voir le côté positif de cette relation, pourtant je sais qu'il y en a un. Je sais que je l'ai aimé sincèrement. C'était lui, mon premier amour, celui qu'on oublie jamais parce que c'est LE premier. Mais je ne sais pas jusqu'à quand je l'ai vraiment aimé. J'ai beau chercher je ne trouve pas le moment où l'amour a commencé petit à petit à s'en aller. Ma mémoire me joue des tours, je ne me rappelle pas de tous les souvenirs que je devrais avoir en tête, même les récents. Ils se sont envolés, cachés dans un coin de ma tête.
   Au départ j'étais complètement sous son charme c'est certain. Il avait cette façon de toujours me mettre à l'aise comme si on se connaissait depuis très longtemps. On pouvait rire et parler de tout... Je me rappelle bien d'un jour où nous étions partis en ville tous les deux en amoureux. En sortant du bus il m'avait demandé d'attendre sur un banc. Quelques minutes plus tard il était revenu avec un bouquet de marguerites (mes fleurs préférées). Après ça nous étions allés faire un pique-nique dans un joli parc. C'était calme, il n'y avait que nous deux, on entendait seulement les petits bruits des oiseaux, c'était magique. Ensuite nous étions allés se balader en longeant la plage. Cette journée était vraiment chouette, la mer scintillait grâce au soleil. A la fin de cette journée j'étais vraiment heureuse et épanouie.
   C'est étrange, mais je constate que les gens sont plus tristes et déçus que moi... Je sens leurs regards se poser sur moi avec un air compatissant comme si j'avais perdu ma maison. J'ai tellement envie de crier au monde que je vais bien. Aujourd'hui je lui ai parlé pour la première fois depuis qu'on a mis les choses au clair. Mais étonnamment je n'ai rien ressenti, pas de pincements au cœur, pas de larmes. C'était comme si je venais de le rencontrer. Voilà la preuve que je passe à autre chose, je vais bien et je veux continuer à aller bien. Après toute ma réflexion, j'en viens facilement à une même conclusion : on n'aurait jamais dû être ensemble. Pour ce qui est du futur, je ne me vois pas encore m'engager dans une relation. Ne pensons pas au futur quand le passé est encore présent, n'est-ce pas ? Je n'ai pas envie d'apprendre à connaître quelqu'un à ce point. Et je ne pense pas être prête à me dévoiler auprès de quelqu'un comme je l'avais fait avec lui.
   Il est temps pour moi de prendre un nouveau départ ! Je ne dois plus y penser, arrêter de me prendre la tête sur la façon dont je devrais réagir et vivre comme les choses me viennent. Il faut que je trouve un but dans la vie, quelque chose que j'ai vraiment envie de faire. Je pourrais déjà me concentrer sur ce que j'ai envie de faire dans la vie... Ecrire semble être parfait pour moi, le journalisme notamment m'a toujours attiré. Prendre mon ordinateur, ouvrir un nouveau fichier et débattre avec moi-même sur tel ou tel sujet est un passe-temps pour moi. Mais je pense que j'ai besoin de quelque chose en plus, j'ai toujours voulu aider les gens... La question est de savoir comment moi, petite Arina âgée de 17 ans, sans muscles, ni pouvoirs particuliers, pourrait y arriver. J'avais besoin d'un coup de pouce de mes amis pour trouver ma voie, mais je vais la trouver j'en suis sûre. J'ai bon espoir qu'un jour, je serais utile aux gens qui me sont proches, d'une façon ou d'une autre...



Quelques mots sur le chapitre : 

Ce deuxième chapitre est donc fini, il m'a fallu moins de temps pour l'écrire que le premier pourtant j'ai préféré le premier je ne sais pas trop pourquoi... Ce chapitre peut paraître (d'après mon correcteur) un peu trop centré sur l'histoire d'amour entre notre héroïne et son ex mais j'étais obligée d'éclaircir certains points de la vie d'Arina pour que son évolution soit compréhensible et logique. Si cela vous a gêné pas d'inquiétude, c'est dans les prochains chapitres que commence la véritable histoire ! D'autre part je peux comprendre que la fin ici vous laisse perplexe, c'est pas très clair mais c'est ma façon de faire une ouverture sur ce qu'il va se passer plus tard (d'ailleurs dans le texte il y a des indices sur le devenir d'Arina). Dans les prochains chapitres également vous verrez apparaître des nouveaux personnages qui deviendront très importants mais je n'en dis pas plus...

En tout cas j'espère que ça vous a plu, si c'est le cas je vous conseille de vous abonner à la Newsletter (c'est totalement gratuit) pour savoir dès qu'un nouveau chapitre est posté. Le prochain sera posté la semaine prochaine. D'ici là prenez patience et n'hésitez pas à me parler sur Twitter pour me donner votre avis. Pour plus d'informations regardez juste à droite, et enfin pour voir les articles précédents faites tout simplement défiler la page ou regardez dans les onglets ci-dessus ! 

Merci d'avoir lu et à bientôt, Chandra.

samedi 12 septembre 2015

Chapitre 1 : Commençons par le commencement


Je m'appelle Arina Nevalum, je suis lycéenne en terminale littéraire, mais passons les petits détails, vous en apprendrez plus sur moi au fur et à mesure de mon récit. Il y a une semaine précisément il s'est passé quelque chose qui a bouleversée mon quotidien d'un coup, sans crier garde. La semaine dernière, j'avais un copain depuis 2 ans. Mais tout est allé si vite, en quelques instants j'étais passé du statut heureuse et épanouie à celui de déchirée de l'intérieur. Comment cela avait-il pu arriver ? Qu'est-ce que j'avais bien pu faire ? Je n'avais pas les réponses à ses questions, mais une chose était sûre, la sensation d'abandon et d'échec que je ressentais devenait de plus en plus forte.
   Au moment où j'ai réalisé que c'était fini, j'ai eu une réaction plutôt attendue, j'ai pleuré sans cesse. J'ai alors appelé une amie très chère à mon cœur, lui expliquant que le garçon que j'aimais venais de laisser entendre au téléphone que notre relation arrive à son terme. J'étais en sanglot, je n'arrivais pas à parlé correctement et de longs espaces se faisaient entre chacun de mes mots. Comme à son habitude dans les moments tristes, Léa avait décidé de me raconter des bêtises pour me changer les idées, me faire rire. Heureusement pour moi ça marchait, je pleurais toujours mais j'avais tout de même un léger sourire au visage. Je n'arrive pas vraiment à me dire que c'était réel, comment je pouvais sourire avec ce qu'il venait de se passer.
   Arriva le moment où Léa devait dormir, me laissant toute seule dans mon lit avec mes larmes... Je décidais alors moi aussi de dormir, mais c'était impossible, au bout de quelques minutes seulement après avoir raccroché, je pleurais de plus belle. Je ne voulais tout simplement pas être seule, je suis donc allée voir ma mère pour lui raconter mon chagrin. Vous savez, il y a toujours ce lien particulier entre une mère et sa fille, elle seule savait comment me parler et me réconforter. Grâce à elle j'ai enfin pu me calmer et aller dormir.
   Les premiers jours ont été plutôt terribles, au début j'ai eu très mal, physiquement et moralement. Le mal-être moral peut être oublié en s'occupant, en étant avec nos proches, ou bien en travaillant. Mais le mal-être physique lui, ne peut pas être vaincu. J'étais angoissée, stressée, ce qui fait que j'avais une forte douleur au ventre. De plus, j'avais cette étrange sensation d'avoir un énorme poids sur le cœur, comme si quelqu'un s'appuyait sans arrêt au niveau de ma poitrine. J'ai donc dû endurer ces deux problèmes la première journée. J'avais mal, très mal, mais je me disais de rester forte, de ne pas pleurer, pas au lycée en tout cas. Ça n'aurait fait qu'empirer les choses, les gens seraient venus me demander quel était mon problème et je me voyais mal supporter leurs têtes choquées et divers avis. Ils voyaient malgré tout que je n'étais pas au mieux de ma forme, je disais donc comme excuse que je n'avais pas assez dormi.
   En rentrant chez moi le soir, je n'avais qu'une seule envie, c'était de hurler très fort, le plus fort que je puisse jusqu'à ne plus avoir de voix. J'avais juste besoin de me défouler autrement que par les pleurs... Mais je ne pouvais pas éviter mes larmes, toutes celles que j'avais retenues pendant la journée étaient finalement sorties, le mascara avait faisant de moi un panda, je me trouvais pitoyable.
Je ne cesse de me demander ce que je suis censée faire désormais, combien de temps cette douleur allait-elle durer ? Personne ne sait lorsque j'irais mieux, c'est n'est pas une science après tout. C'était insupportable de ne pas savoir, Je ne sais même pas comment j'ai pu tenir toute la journée. Cette douleur constante est trop difficile a endure pour une journée alors pendant plusieurs jours, voir plusieurs moi... Comment je pourrais survivre à cela ? Comment pourrais-je avoir l'envie de me lever le matin, en sachant que je n'arriverais pas me concentrer en cours car je serais complètement gênée par la douleur. Rien que d'imaginer les prochains jours de la même manière je suis déjà désespérée. J'ai besoin de savoir exactement quand est-ce que cela va s'arrêter. J'ai besoin de me fixer une date, un objectif, une lueur d'espoir. Je me pose tellement de question, je suis juste perdue...


   C'est tout pour se premier chapitre, qui est plutôt triste il faut l'avouer, mais d'ici quelques chapitres l'histoire sera beaucoup plus joyeuse et intéressante. Le prochain chapitre sera donc posté la semaine prochaine. D'ici là n'hésitez pas à me parler sur Twitter pour me donner votre avis.
Avec le système de « réactions », cochez l'adjectif qui correspond le mieux à mon article me permettant de savoir votre avis. Vous pouvez également vous abonner à la Newsletter (c'est totalement gratuit) pour savoir dès qu'un nouvel article est posté. Pour plus d'informations regardez juste à droite, et enfin pour voir les articles précédents faites tout simplement défiler la page ou regardez dans les onglets ci-dessus ! 

Merci d'avoir lu et à bientôt, Chandra.